Coups de gueule, coups de coeur

Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /2006 16:40

« Coup de gueule » à propos de l’émission A vous de juger, diffusée sur France 2, le jeudi 16 mars, jour de manifestation nationale des étudiants, originalement intitulée « Pour ou contre le C.P.E ».

 

 

Pour réussir une bonne salade d’excités, prenez : quelques représentants des associations étudiantes et lycéennes, des étudiants pro CPE et des étudiants contre que vous assimilerez à la traditionnelle représentation du clivage gauche/droite avec de façe et à gauche de l’écran, Madame Aubry contre Monsieur de Robien à droite évidemment. Implantez dans ce décors des chefs d’entreprise en décalage total avec les besoins humains, un chef d’Université qui presque, implore la réorganisation du système universitaire puis saupoudrez d’un bon zeste de catastrophisme avec le prof qui « fabrique des crétins ». Faite monter la sauce avec le jeune beur bac+5 qui réussit en Angleterre et amplifiez l’effet de pathos avec l’intervention du stagiaire masqué bac+5, 27 ans, totalement perturbé par sa situation économique et sociale et on le serait à moins…Décidément trop fragilisé pour remettre en question ce même système qui fait de lui (de nous) une marchandise corvéable à merci (dans les cas où il y a rémunération bien sûr). On découvre un personnage apeuré, le visage couvert, tellement représentatif de notre jeunesse angoissée dont l’avenir est bradé pour engraisser une économie de marché qui se revendique clairement comme libérale.

Ensuite, insérez un mini-documentaire relatant la situation des ibériques. On y découvre des jeunes diplômés (jusqu’à bac+9 !) coincés chez les parents (ad vitam ?) parce qu’incapables de subvenir à leurs besoins. On les surnomme les « millenistas » c’est à dire « ceux qui gagnent moins de 1000 euros par mois ». L’Espagne se fait miroir de la France. Chez nous aussi, à moins d’être logé gracieusement, il n’y a guère que les foyers de jeunes travailleurs ou la colocation comme alternative, pour goûter à un peu d’indépendance. Avec des salaires mensuels qui tournent en moyenne à 300 euros, impossible dans ces conditions de grande précarité, de berner les jeunes en leur faisant croire que l’accumulation de diplômes leur ouvrira les portes du marché de l’emploi. Bizarrement ce documentaire n’a pas soulevé de réactions d’identification chez les jeunes français  du public… Signe de passivité ou de résignation ? Mystère.

Enfin, concluez cette salade d’opinions par les mots tremblants d’une mère de famille angoissée pour l’avenir de ses enfants et pour une jeunesse que le monde des adultes (les dirigeants politiques eux-mêmes dirigés par le MEDEF) instrumenta lisent à des fins purement économiques. On ressent bien cette culpabilité ambiante chez les parents, d’avoir bénéficié d’une jeunesse relativement insouciante et de laisser à leurs descendants, les reliefs d’une société en phase de déshumanisation. N’y a t il pas comme une sensation de déjà vu ? C’est le retour de la grande machine dévoratrice de Zola ! Mais, il manque la cerise sur le gâteau : le cliché du jeune de banlieue, perdu dans ces tergiversations bornées, le black sympa qui veut s’en sortir (l’image déplorable du bon nègre) et que tous se seraient accaparés pour démontrer la validité de leurs thèses, si l’émission ne touchait à sa fin. Sans doute supposait-on qu’il n’avait pas grand chose à dire, vu qu’on l’a presque forcé à « parler dans le micro » sur la fin. De fait, il semblait complètement assommé par les diverses revendications des positions adverses. Là non plus, pas d’identification des uns vers les autres…

In fine, le vrai drame de toute cette mise en scène, c’est ce mur d’incompréhension entre les pour et les contres. Elle dit bien la réalité universitaire et sociale. Difficile de penser collectif, lutte ou bénévolat quand on ne se reconnaît nulle part. A force d’individualisme, on prend peur du collectif. Cette incompréhension bipolaire, trouvait son point d’orgue dans le dialogue de sourds instauré entre les jeunes et les chefs d’entreprise. Ce qu’ils avaient visiblement tant de mal à entendre, c’était simplement ce besoin d’humanisme que les jeunes réclament. Humanisme et éthique dont les patrons et politiques semblent neurologiquement dépourvus, le carriérisme s’étant substitué au dernier recoins de l’empathie.

 

 

Vous pensiez que c’était terminé ? Et bien non ! Vous en reprendrez bien une portion ? Il faut prendre des forces pour la prochaine manif’ !

Car ce qui se dissimule à peine derrière le problème du C.P.E, c’est la contrainte. A terme, on veux nous contraindre à accepter les lois sordides de l’offre et de la demande, à nous considérer nous-mêmes comme des valeurs d’échange !  Ce système qui nécessite une hyper flexibilité, fait du travailleur quel qu’il soit, une véritable marchandise, une tête, des bras monnayables au rabais. Les français en grande majorité en ont « ras-le-bol » ! Ils ont déjà manifesté leur mécontentement à l’égard de la politique de ce gouvernement de droite à plusieurs reprises. Il y a eu un NON, il y en aura deux puis trois et autant que nécessaire. Car nous ne voulons pas être traités comme des marchandises que nous soyons diplômés ou pas. Nous voulons évoluer dans un système juste qui reconnaît en premier lieu (dans l’éventualité où il s’humaniserait) notre valeur en tant qu’individu et en second lieu, nos compétences et aptitudes.

Nous l’avons dit plus haut : le libéralisme qu’on tente de nous imposer par le truchement de la mondialisation nous aliène. Il nous réduit à l’état de machines à la fois jetables et consommatrice. Pour le patronat, nous sommes recyclables ! Alors que c’est nous qui faisons tourner l’économie aux dépens de notre santé mentale, physique et nerveuse, aux dépens de notre acuité intellectuelle, de notre sens critique. C’est ainsi que les Universités comptent dans leurs effectifs de plus en plus de stagiaires en D.A.E.U. Les adultes, jeunes ou matures ont conscience qu’il leur faut développer leur sens de l’analyse pour parvenir à critiquer ceux qui les ont utilisés dans la sphère publique (vote, travail).

Il s’agit bien dans la lutte contre le C.P.E, d’une lutte collective à travers laquelle il faut mettre son individualisme et ses intérêts personnels en état de dissection. C’est l’hyper compétitivité imposée par le marché du travail qui nous hyper individualisent, combiné à la nécessité de survivre, via l’argent. L’argent est la valeur suprême des chefs d’entreprise et de ceux qui rêvent de leur ressembler. L’argent est aujourd’hui, avouons-le, l’objet de toutes les convoitises, de tous le objectifs et par extension du pouvoir. Les législateurs actuels ne sont que les instruments d’une économie dévoratrice et de son bureau général le MEDEF.

Hors, lorsqu’on est en passe d’être démembré, il n’y a qu’une seule alternative : la révolte. Les adultes en reprise d’études ne peuvent que s’identifier à la lutte contre la précarité, que le C.P.E aggravera parce que nombre d’entre eux la vivent au quotidien. Précarité qui soit dit en passant, n’est jamais qu’un terme poli pour désigner le visage d’une misère particulièrement honteuse, celle du XXIème siècle, en pays sois-disant civilisé.

Alors, allons-nous tolérer d’être à ce point méprisés par les actionnaires de nos vies ? Peut-on se permettre de garder la mesure entre des cours aménagés et un mouvement social qui prend de l’envergure parce qu’il nous concerne tous ? Et dont les répercussions profiteront ou ne profiteront pas, à tous ? NON. Cela n’est pas imaginable. A un moment donné, quand il y a surdité obstinée, dirigisme de la part des décisionnaires de l’Etat, il faut agir ensemble, mettre temporairement de côté ses intérêts personnels, pour le bien de la collectivité et ce dans ce qui manque cruellement à notre époque, un peu d’humanité…

 

Témoignage : « Lorsque par nécessité, vous êtes pris très jeune dans l’engrenage du travail, il est ensuite très difficile de trouver du temps et la force de s’adonner à une activité cérébrale épanouissante. A un moment donné, quand la frustration de ne pouvoir exprimer ses capacités intellectuelles en sommeil devient insupportable, il faut se résoudre à prendre de force ce que l’engrenage du travail tend à faire disparaître de l’horizon du travailleur-producteur : l’étude régénérante. »

Moralité : « On achète ton bonheur, vole-le » in Paroles de Mai chez Albin Michel

 

Extrait du même livre et à méditer :

« Dans les chemins que nul n’avait foulés, risque tes pas !

   Dans les pensées que nul n’avait pensées, risque ta tête ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par paquita - Publié dans : Coups de gueule, coups de coeur
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /2006 17:35

Ils en ont essayé d'en parler (les journalistes) dans l'émission hebdomadaire Arrêt sur Image le 19 mars 2006.

Selon les chroniqueurs, le terme de précarité est surtout un terme journalistique qui permet d'euphémiser la réalité à laquelle il renvoie... Quant à la définir plus précisément (cette réalité), sur le plateau même de cette émission dont l'objectif est justement l'analyse la plus objective possible des thèmes abordés, il y a comme un léger malaise. La précarité fait peur, et c'est ponctué de silences gênés que les journalistes s'essaient au jeu des analogies : précarité, c'est une forme d'instabilité certes oui mais encore...

Difficile de comprendre, de définir ce qu'on ne connaît pas de l'intérieur. Et puis "bon sang mais c'est bien sûr" ! On avoue finalement que même au sein des élites journalistiques, des gens ont perdu leur emploi. Comment donc ?! Le chômage n'arrive pas qu'aux autres ?! Mais alors, la précarité que l'on montre de façon proprette et circonstanciée au journal de 20h (le scandale des employés municipaux de la ville de Paris qui se retrouvent sans logement, à dormir sur les bancs des jardins publics), c'est un peu... une forme de misère ! ça alors ! Le travail ne permet plus de se loger à coup sûr.. Quelle découverte.

Mais non. Le terme si douloureux de "misère" n'a pas été prononcé (la misère au sens ou chaque jour est une mise en danger de sa propre survie). Une fois de plus, on lui a préféré les termes polis et lustrés de "paupérisation" voire de "pauvreté" au plus fort de la prise de position. Et là, nous ne parlons plus de ces employés qui représentent vraiment le comble d'une société gangrenée par l'injustice jusque dans ses structures les plus officielles. Bref, on veut bien en parler, on veur bien critiquer les autres programmes télé, mais on veut pas y toucher. Il fait dire que tout ça est bien loin de l'univers froid et aseptisé d'un plateau télé.

Vraiment, il y a des fois, comme dirait l'autre, où il faut "appeler un chat un chat" (attention ceci est une boutade cynique). N'ayons pas peur des mots et qui plus est des mots évidents qui collent véritablement à une réalité. Alors, mesdames et messieurs les journalistes de l'investigation intellectuelle et éthique, s'il  vous plaît, moins de politesse et plus de vérité.

Paquita

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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /2006 16:17
Le n°656 du journal hebdomadaire de Saint-Denis qui est disponible dans le hall de la fac à l'accueil, recèle trois articles intéressants concernant notre actualité banlieusarde. Page 3 : un résumé des manifs organisées entre Paris 8 et les lycées Bartholdi et Paul Eluard, ainsi que des témoignages édifiants concernant notamment le sentiment d'une "Histoire qui se répète". Page 4 : la sortie du livre Banlieue, lendemains de révolte* élaboré entre autres par Patrick Bertho, professeur d'anthropologie à Paris 8 et Patrick Braouzec, député et président de Plaine COmmune. L'ouvrage porte justement sur le sentiment d'une "Histoire qui se répète" et évoque les révoltes du XIXème siècle : "de même que les révoltes paysannes de la fin des années 1780 n'ont pas débouché spontanément sur la Révolution de 1789 (...) la parole libérée, les exigences révélées, les souffrances enfin entendues ne se transformeront pas comme ça en un projet politique". Monsieur Braouzec en appelle à "des Etats Généraux des quartiers populaires des villes comme des campagnes" qui déboucheraient sur une "structuration politique". Page 6 : une enquête sur les sans-papiers, la loi sur l'immigration choisie et le colonialisme. * une proposition d'acquisition à été faite ce matin à la B.U
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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /2006 16:38
C'est la journée type d'un lycéen militant qu'on nous propose de suivre dans le dernier numéro d'Envoyé Spécial du jeudi 23 mars. Entre Paris et Marseille, mêmes bouilles d'ados, même détermination et surtout même conscience de l'enjeu. les derniers chiffres annoncent 62 universités bloquées pour 130 lycées. Et le mouvement ne cesse de gagner du terrain. Les parents sont presque "bluffés" par la responsabilité morale et solidaire qui anime les bambins et font en sorte de les accompagner aux manifs pour les protéger... A-t-on jamais vu cela ? Ce phénomène est particulièrement révélateur de la mobilisation exemplaire qui s'organise presque naturellement, mais aussi de l'étendue des dégâts sur les familles. La précarité, le chômage touchent autant les jeunes que leurs parents. Tous sont inquiets des conséquences sur le long terme d'une acception moutonnière au CE. Un ancien déclare aux gamins qui distribuent des tracts dans la rue : "Moi aussi j'ai des petits enfants au chômage... Ah ! qu'est-ce qu'on va laisser derrière nous ?!" Le mouvement étudiant et lycéen encadré par les syndicats est bel et bien devenu un mouvement social d'envergure nationale, toutes générations confondues et comprenant une large brochettes de statuts. Plus que le retrait de ce contrat c'est l'avenir qu'il faut forcer à changer. Malgré la présence des casseurs et les débordements internes, nous sommes loin d'un esprit révolutionnaire pur et dur. Les lycéens font ce qu'ils peuvent pour calmer les esprits échauffés, organiser leur propre service d'odre. Ce qui n'est pas sans rappeller le sens de l'organisation des free-party réussies... C'est indéniablement un exemple d'intelligence citoyenne dont la jeunesse fait preuve sur la durée et qui force l'admiration des adultes. Nos jeunes militants n'ont pas de tabous et vont jusqu'à tracter dans les lycées privés pour sensibiliser une jeunesse pas forcément dorée, mais certainement protégée, dans une sorte d'isolement informatif : "Vous pouvez demander une salle pour vous réunir et discuter. C'est la loi" expliquent les laïcs aux lycéens du privé, incrédules. Et de coller des affichette fraternelles : "Public/ Privé Même combat". Et nous, que savons-nous des lois et de nos droits fondamentaux ? A tous ces gamins qui sont en train de sacrifier une partie de l'année du bac pour une cause dontils ont conscience qu'elle déborde largement le cadre du simple CPE, il faut rendre grâce pour cette superbe leçon de civisme : "A ceux qui veulent précariser la jeunesse, la jeunesse répond résistance" et nous aussi. * les jeunes militants du reportage sont adhérents à un syndicat lycéen le FIDL, financé par ses adhérents (environ 6000) et par des subventions de l'Etat. Lors des réunions, c'est un militant professionnel et syndiqué qui encadre les opérations lycéennes. Bien que les lycéens expriment sans tabou leur sensibilité politique, ils revendiquent la nature de leur mouvement comme externe à tout récupération d'un parti politique.
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /2006 10:39
"La mobilisation contre le contrat-jeunes a culminé, mardi 28 mars, avec des manifestations réunissant entre 1 et 3 millions de personnes sur l'ensemble du territoire. De nouvelles violences ont émaillé ces manifestations, notamment à Paris où de nombreux casseurs s'en sont violemment pris aux forces de l'ordre et les étudiants.
Ces manifestations sont parmi les plus importantes qu'ait connues la France ces vingt dernières années. Le principal syndicat, la CGT, a affirmé que plus de 3 millions de salariés et de jeunes avaient manifesté, dont 700 000 à Paris, un "chiffre historique". La police a de son côté estimé que 1 055 000 personnes avaient défilé dans toute la France, dont 92 000 dans la capitale. Quelques soient les sources, ces chiffres sont deux fois supérieurs à ceux enregistrés lors de la plus importante journée anti-CPE jusqu'ici, le 18 mars.
Malgré la mobilisation de 4 000 policiers, des jeunes casseurs, visages masqués, et pour certains armés de barre de fer voire de couteaux, sont entrés en action en marge du cortège parisien, brisant des vitres, agressant et volant de jeunes manifestants. Des heurts ont aussi éclaté en fin de manifestation dans plusieurs villes, notamment à Rennes (ouest), Grenoble (Alpes françaises), Toulouse (sud-ouest) ou Lille (nord). La police avait interpellé près de 800 personnes en fin de soirée, dont près de 500 à Paris une cinquantaine de personnes ont été blessées.
Mais ces violences n'ont pas éclipsé l'ampleur de la mobilisation syndicale et étudiante, jugée cruciale pour l'avenir du mouvement de contestation du contrat de première embauche (CPE), rejeté par près des deux tiers des Français, selon les sondages. Côte à côte, des fonctionnaires, des salariés du privé, des lycéens et des étudiants ont clamé leur rejet du CPE. Les manifestations étaient appuyées par des grèves qui ont touché les écoles, les chemins de fer, entraîné l'annulations de 150 vols et perturbé les transports publics dans plus de 70 villes, dont Paris."LA RÉPUBLIQUE CE N'EST PAS L'ULTIMATUM"
Alors que des manifestants réclamaient sa démission dans les rues et l'accusaient de jouer le "pourrissement", Dominique de Villepin a de nouveau refusé de retirer le CPE. La République "ce n'est pas l'ultimatum", a-t-il déclaré lors d'une séance électrique de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale. Regrettant que les syndicats aient refusé sa "main tendue", à savoir une réunion à Matignon mercredi, il leur a "renouvelé" son invitation, se disant "prêt" à aménager le CPE - alors qu'eux réclament le retrait du texte.
"Oubliez votre orgueil, faites la paix avec les Français", lui a lancé le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, tandis que le premier secrétaire du PS, François Hollande, appelait "les plus hautes autorités" de l'Etat à ne "pas prendre le risque d'un affrontement avec la majorité du pays" et à retirer le texte. Les leaders syndicaux François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault en ont eux aussi appelé à Jacques Chirac.
Dans la soirée, André Rossinot, co-président du Parti radical, associé à l'UMP, a, à son tour, demandé à Jacques Chirac de proposer dès le lendemain une deuxième lecture au Parlement de l'article instituant le CPE. Signe de la gravité de la crise, M. Chirac a décidé de "ne pas s'éloigner" de Paris cette semaine. S'il a gardé le silence mardi, il devrait, selon France 2, prendre la parole avant la fin de la semaine".
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Samedi 1 avril 2006 6 01 /04 /2006 11:41

Le texte de la loi sur l'égalité des chances et l'article 8 relatif au CPE est lisible sur le site officiel suivant :

http://www.legifrance.gouv.fr/

Ainsi que la décision du conseil des "sages"...

Et aussi pour les actualités http://www.service-public.fr/index.html

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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /2006 19:01
Un article fort pertinent concernant l'étonnante absence de gestuelle de ségolène Royale (un peu à l'image d'un signifiant évidé de son signifié) a éveillé un désir de commentaire. Le voici :

"C’est tout de même extraordinaire que cette grande écolière de 50 ans soit parvenue à convaincre les socialistes à ce point ! Comme dirait la pétulante Marianne James : “Mais c’est pas possible ! Vous avez d’la merde dans les oreilles !!!” Et ce, en dépit des incommensurables lacunes que n’importe qui- ka pas fé polie-teknique- pouvait sentir à travers les hésitations itératives de mâdâme Royal, qu’un de ses compétiteurs a d’ailleurs élégament corrigées en direct (sur le problème du nucléaire par exemple). La honte… Et ça veut gouverner un pays ?

Le choix de la future élection présidentielle ne s’avérera donc pas plus cornélien que le précédent, lequel opposait alors monsieur Chirac à monsieur Le Pen, mais si souvenez-vous ! Comme prévu, on va se retrouver avec un “duel” Sarkosy/Royal dont le futur débat laisse depuis longtemps présager l’issue fatale. Il suffit pour cela de tenir compte de l’incapité de l’une à jouer le jeu du débat avec ses interruptions visant à déstabiliser, face à la virtuosité de l’autre et du bonheur qu’il affiche dans l’accomplissement de cet exercice de style (il est presque aussi bon orateur que Le Pen quand il était moins dur de la feuille).

Conséquence madame Irma ? K.O assuré ! Puis chaos, comme d’hab’. Et rebelotte, encore 5 années à fantasmer une illusoire solution au problème insoluble de l’élite souveraine et bornée. Et si on leur coupait le cou à tous, hein ???!!!!"

Article d'origine sur : http://fouissons.armida.fr/

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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /2007 10:23
Par paquita - Publié dans : Coups de gueule, coups de coeur
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /2007 15:08
tant qu'on le peut... http://www.delation-gouv.fr/
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