Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /2006 17:35

Ils en ont essayé d'en parler (les journalistes) dans l'émission hebdomadaire Arrêt sur Image le 19 mars 2006.

Selon les chroniqueurs, le terme de précarité est surtout un terme journalistique qui permet d'euphémiser la réalité à laquelle il renvoie... Quant à la définir plus précisément (cette réalité), sur le plateau même de cette émission dont l'objectif est justement l'analyse la plus objective possible des thèmes abordés, il y a comme un léger malaise. La précarité fait peur, et c'est ponctué de silences gênés que les journalistes s'essaient au jeu des analogies : précarité, c'est une forme d'instabilité certes oui mais encore...

Difficile de comprendre, de définir ce qu'on ne connaît pas de l'intérieur. Et puis "bon sang mais c'est bien sûr" ! On avoue finalement que même au sein des élites journalistiques, des gens ont perdu leur emploi. Comment donc ?! Le chômage n'arrive pas qu'aux autres ?! Mais alors, la précarité que l'on montre de façon proprette et circonstanciée au journal de 20h (le scandale des employés municipaux de la ville de Paris qui se retrouvent sans logement, à dormir sur les bancs des jardins publics), c'est un peu... une forme de misère ! ça alors ! Le travail ne permet plus de se loger à coup sûr.. Quelle découverte.

Mais non. Le terme si douloureux de "misère" n'a pas été prononcé (la misère au sens ou chaque jour est une mise en danger de sa propre survie). Une fois de plus, on lui a préféré les termes polis et lustrés de "paupérisation" voire de "pauvreté" au plus fort de la prise de position. Et là, nous ne parlons plus de ces employés qui représentent vraiment le comble d'une société gangrenée par l'injustice jusque dans ses structures les plus officielles. Bref, on veut bien en parler, on veur bien critiquer les autres programmes télé, mais on veut pas y toucher. Il fait dire que tout ça est bien loin de l'univers froid et aseptisé d'un plateau télé.

Vraiment, il y a des fois, comme dirait l'autre, où il faut "appeler un chat un chat" (attention ceci est une boutade cynique). N'ayons pas peur des mots et qui plus est des mots évidents qui collent véritablement à une réalité. Alors, mesdames et messieurs les journalistes de l'investigation intellectuelle et éthique, s'il  vous plaît, moins de politesse et plus de vérité.

Paquita

Par paquita - Publié dans : Coups de gueule, coups de coeur
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Commentaires

Comment attendre de journalistes qui  allongent  au bas de leur bulletin de salaire entre 5 000 et 30 000 euros par mois, c'est une fourchette tout à fait relative ( le dernier chiffre c'est plutôt pour les présentateurs des journaux, sans compter les à côtés.Je ne pense pas que ce " quatrième pouvoir " soit d'une quelconque objectivité  pour se faire une opinion de l'état de délabrement de la société française.Nous vivons dans une inhumanité perpétuelle, et la précarité est un de ses fléaux qui l'accompagne. Alors la télé,ok, mais à petite dose, parce que sinon attention au dégâts collatéraux !   
Commentaire n°1 posté par malpartida pedro le 23/03/2006 à 19h13

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