Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /Mars /2006 13:11
Normalement, la semaine prochaine (semaine du lundi 27 mars) les cours seront assurés. A vérifier en fonction de chaque enseignant et aussi conséquement à la grève générale prévue le lendemain, mardi 28 mars.
Par paquita - Publié dans : Infos Paris 8 et dpt littérature française
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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /Mars /2006 11:36

L'actualité de l'UFR 4 concernant la suspension des cours (texte de la motion votée par le Conseil d'Administration puis les enseignants) et la prévision des Asemblées Générales se trouvent bien sur :

http://www.univ-paris8.fr/ufr4/

 

à voir : d'autres liens spécifiés dans un commentaire anonyme, en réaction à l'article intitulé "Assemblée Générale UFR 4"

Par paquita - Publié dans : Infos Paris 8 et dpt littérature française
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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /Mars /2006 10:37
Autocritique du texte de proposition pour la création du Collectif A.R.E (Adultes en Reprise d’Etudes).

Après avoir reçus quelques avis éclairants sur ce texte de proposition qui tentait d’annoncer la création du collectif, tout en cherchant à en définir la légitimité à travers un contexte particulier, on essaiera d’énoncer, un début d’autocritique constructive.

Tout d’abord, l’élaboration de ce texte doit être replacée dans le contexte du blocage de Paris 8 qui eu lieu la première semaine de mobilisation (semaine du lundi 6 mars). La vision de ce lieu qui est symboliquement un lieu de circulation des individus et des savoirs, subitement en état de siège, fut un choc. Elle a été ressentie comme une prise d’otages par nombre d’étudiants. Circulation impossible, des échanges plus que limités et aucun moyen de s’informer clairement sur le devenir d’une mobilisation encore embryonnaire à Paris 8, à ce moment là. La proposition de texte était donc une réaction émotionnelle, visant à l’apaisement et à l’unité. Car on peut être pour le blocage, à condition d’être un minimum consulté. Même si on peut comprendre que dans l’urgence il est impossible d’interroger tout le monde. En revanche en ce qui concerne la création du collectif même, elle était en germe bien avant ces événements.

Donc, on reproche au texte les trois points suivants : les adultes en reprise d’étude qui l’ont entendu ne s’y reconnaissent pas. Ce qui est assez normal puisqu’il n’a pas été rédigé collectivement mais individuellement. Deuxième point, il semble catégoriser les adultes en reprise d’études, qui visiblement, préfèrent demeurer anonymes, ou en tous cas non étiquetés, au sein de l’effectif étudiant. Enfin, 3ème point, les critiques déplorent une « stigmatisation » des étudiants en grève, au moyen d’une interpellation à la raison. Peut-être le souvenir de la fac bloquée, pourra faire comprendre la raison de cette tonalité textuelle un peu formelle.

Enfin, concernant la légitimité du collectif, il nous semble qu’il n’a plus besoin d’un texte annonciateur, tel que celui qui a été porté à la connaissance de quelques étudiants. Cependant, il a permis au collectif d’être déclaré  « existant » à la réunion des enseignants du département de Lettres modernes, le mardi 21 mars 2006. Les enseignants ont paru réceptifs et pour certains intéressés par l’initiative. C’est aussi dans cette optique que je pense sincèrement que ce collectif est légitime. Effectivement, il existe un grand nombre d’associations étudiantes mais aucune ne porte la voix d’un public qui à mon avis demeure spécifique. Certes on peut se sentir étudiant parmi les étudiants, à tout âge. Mais les raisons de la présence d’un adulte en fac, est une démarche personnelle et singulière, naturellement différente de celle de l’étudiant qui poursuit un cursus. Nulle part dans le guide de l’étudiant de Paris 8, ou bien sur le net, nous n’avons trouvé un espace d’échanges et de discussions pour ce public riche de connaissance autres qu’universitaires. D’autres part, lorsqu’il y a des choses qui ne vont pas au niveau des cours ou de l’organisation de la fac, on est plus écoutés regroupés en collectif, que seul pour proposer des améliorations. Pourtant il n’est nullement question d’adhésion officielle ou officieuse. Le collectif se voudrait un espace supplémentaire de circulation des individus et des connaissances que ce soit au détour d’un couloir de la fac ou sur la toile. On me dira qu’il existe déjà bon nombre d’associations étudiantes qui peuvent remplir ces tâches. Pourtant du propre aveu des professeurs, personne n’assiste aux réunions pourtant ouvertes aux étudiants, personne ne vote aux élections étudiantes (3% de l’effectif total). Comment dans ces conditions, faire entendre sa voix ?

Bref, l’idée qui se dessine plus précisément désormais, c’est que le blog du collectif soit un espace d’échanges et de discussions, dans lequel tout un chacun (adultes, étudiant, enseignant ou électron libre) pourra se manifester en m'envoyant leur propre texte. Il sera publié à la demande de l'envoyeur sous la forme d'un article. En outre, le collectif essaiera de communiquer les informations pratiques ayant trait à la vie universitaire. Si vous avez une info ou un coup de gueule à faire passer n'hésitez plus ! Et le collectif pourra le cas échéant faire le lien entre des adultes désirant reprendre leurs études et l' Université. En un mot liberté d’expression et solidarité pourraient caractériser ce collectif, si vous le souhaitez.

 
Par paquita - Publié dans : A.R.E (infos collectif, DAEU etc)
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 17:56
Une nouvelle A.G. est programmée par l'UFR 4, demain mercredi 22 mars de 10h à 12h en amphi B2. Cette information date d'aujourd'hui et reste à vérifier demain matin au secrétarait pour ceux qui sont interressés. C'est l'occasion de discuter encore et toujours (et oui ça devien trengaine mais bon) et peut-être de faire avancer les choses (ça aussi c'est rengaine mais rebon). Nous essaierons de transmettre le compte rendu de l'assemblée sur ce blog par l'intermédiaire du secrétariat de Licence.
Par paquita - Publié dans : Infos Paris 8 et dpt littérature française
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 17:49
Les enseignants du département de Lettres Modernes appellent à la grève mardi prochain 28 mars. Affaire à suivre...
Par paquita - Publié dans : Infos Paris 8 et dpt littérature française
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 17:35

Ils en ont essayé d'en parler (les journalistes) dans l'émission hebdomadaire Arrêt sur Image le 19 mars 2006.

Selon les chroniqueurs, le terme de précarité est surtout un terme journalistique qui permet d'euphémiser la réalité à laquelle il renvoie... Quant à la définir plus précisément (cette réalité), sur le plateau même de cette émission dont l'objectif est justement l'analyse la plus objective possible des thèmes abordés, il y a comme un léger malaise. La précarité fait peur, et c'est ponctué de silences gênés que les journalistes s'essaient au jeu des analogies : précarité, c'est une forme d'instabilité certes oui mais encore...

Difficile de comprendre, de définir ce qu'on ne connaît pas de l'intérieur. Et puis "bon sang mais c'est bien sûr" ! On avoue finalement que même au sein des élites journalistiques, des gens ont perdu leur emploi. Comment donc ?! Le chômage n'arrive pas qu'aux autres ?! Mais alors, la précarité que l'on montre de façon proprette et circonstanciée au journal de 20h (le scandale des employés municipaux de la ville de Paris qui se retrouvent sans logement, à dormir sur les bancs des jardins publics), c'est un peu... une forme de misère ! ça alors ! Le travail ne permet plus de se loger à coup sûr.. Quelle découverte.

Mais non. Le terme si douloureux de "misère" n'a pas été prononcé (la misère au sens ou chaque jour est une mise en danger de sa propre survie). Une fois de plus, on lui a préféré les termes polis et lustrés de "paupérisation" voire de "pauvreté" au plus fort de la prise de position. Et là, nous ne parlons plus de ces employés qui représentent vraiment le comble d'une société gangrenée par l'injustice jusque dans ses structures les plus officielles. Bref, on veut bien en parler, on veur bien critiquer les autres programmes télé, mais on veut pas y toucher. Il fait dire que tout ça est bien loin de l'univers froid et aseptisé d'un plateau télé.

Vraiment, il y a des fois, comme dirait l'autre, où il faut "appeler un chat un chat" (attention ceci est une boutade cynique). N'ayons pas peur des mots et qui plus est des mots évidents qui collent véritablement à une réalité. Alors, mesdames et messieurs les journalistes de l'investigation intellectuelle et éthique, s'il  vous plaît, moins de politesse et plus de vérité.

Paquita

Par paquita - Publié dans : Coups de gueule, coups de coeur
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 17:09

Tous les mardis matins se tient une réunion des enseignants à partir de 9h, à laquelle tout étudiant peut assister et donner son avis. Actuellement, ils concernent la grève qui divise les professeurs. A savoir, qui fait grève ou pas, quel contenu pour les cours qui demeurent assurés ou aménagés, etc...

Suite à la réunion de ce matin, mardi 21 mars 2006, il a été voté par les enseignants l'acception de la motion précédement votée par le conseil d'administration : les cours sont donc suspendus pour la semaine (au sens de cours supprimés) mais les enseignants doivent être présents à la fac aux heures des cours initialement prévus, dans leur salle habituelle. Cependant, les aménagements de cours (passerelles textuelles avec la situation actuelle, débats ou cours traditionnels) demeurent le choix individuel de l'enseignant.

Le collectif ARE était présent et a transmis aux enseignants le manque de communication que les étudiants déplorent. Il a suggéré la création d'un blog dans lequel la mise à jour des informations de base serait couplé avec les informations du tableau d'affichage du secrétariat. Mais la présence des professeurs à la fac ne faisant pas l'unanimité, il est prudent de se déplacer le cas échéant, si c'est possible pour vérifier. En attendant, nous essaierons de faire le relais...

Bon courage à tous !

Par paquita - Publié dans : Infos Paris 8 et dpt littérature française
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 16:51

Toute personne ayant eu connaissance de ce blog et dont le contenu lui pose problème est invitée à faire connaître son avis ou article contradicteur qui à sa demande, pourra être publié.

contact : are.paris8@gmail.com

Merci d'avance.

Par paquita - Publié dans : A.R.E (infos collectif, DAEU etc)
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 16:40

« Coup de gueule » à propos de l’émission A vous de juger, diffusée sur France 2, le jeudi 16 mars, jour de manifestation nationale des étudiants, originalement intitulée « Pour ou contre le C.P.E ».

 

 

Pour réussir une bonne salade d’excités, prenez : quelques représentants des associations étudiantes et lycéennes, des étudiants pro CPE et des étudiants contre que vous assimilerez à la traditionnelle représentation du clivage gauche/droite avec de façe et à gauche de l’écran, Madame Aubry contre Monsieur de Robien à droite évidemment. Implantez dans ce décors des chefs d’entreprise en décalage total avec les besoins humains, un chef d’Université qui presque, implore la réorganisation du système universitaire puis saupoudrez d’un bon zeste de catastrophisme avec le prof qui « fabrique des crétins ». Faite monter la sauce avec le jeune beur bac+5 qui réussit en Angleterre et amplifiez l’effet de pathos avec l’intervention du stagiaire masqué bac+5, 27 ans, totalement perturbé par sa situation économique et sociale et on le serait à moins…Décidément trop fragilisé pour remettre en question ce même système qui fait de lui (de nous) une marchandise corvéable à merci (dans les cas où il y a rémunération bien sûr). On découvre un personnage apeuré, le visage couvert, tellement représentatif de notre jeunesse angoissée dont l’avenir est bradé pour engraisser une économie de marché qui se revendique clairement comme libérale.

Ensuite, insérez un mini-documentaire relatant la situation des ibériques. On y découvre des jeunes diplômés (jusqu’à bac+9 !) coincés chez les parents (ad vitam ?) parce qu’incapables de subvenir à leurs besoins. On les surnomme les « millenistas » c’est à dire « ceux qui gagnent moins de 1000 euros par mois ». L’Espagne se fait miroir de la France. Chez nous aussi, à moins d’être logé gracieusement, il n’y a guère que les foyers de jeunes travailleurs ou la colocation comme alternative, pour goûter à un peu d’indépendance. Avec des salaires mensuels qui tournent en moyenne à 300 euros, impossible dans ces conditions de grande précarité, de berner les jeunes en leur faisant croire que l’accumulation de diplômes leur ouvrira les portes du marché de l’emploi. Bizarrement ce documentaire n’a pas soulevé de réactions d’identification chez les jeunes français  du public… Signe de passivité ou de résignation ? Mystère.

Enfin, concluez cette salade d’opinions par les mots tremblants d’une mère de famille angoissée pour l’avenir de ses enfants et pour une jeunesse que le monde des adultes (les dirigeants politiques eux-mêmes dirigés par le MEDEF) instrumenta lisent à des fins purement économiques. On ressent bien cette culpabilité ambiante chez les parents, d’avoir bénéficié d’une jeunesse relativement insouciante et de laisser à leurs descendants, les reliefs d’une société en phase de déshumanisation. N’y a t il pas comme une sensation de déjà vu ? C’est le retour de la grande machine dévoratrice de Zola ! Mais, il manque la cerise sur le gâteau : le cliché du jeune de banlieue, perdu dans ces tergiversations bornées, le black sympa qui veut s’en sortir (l’image déplorable du bon nègre) et que tous se seraient accaparés pour démontrer la validité de leurs thèses, si l’émission ne touchait à sa fin. Sans doute supposait-on qu’il n’avait pas grand chose à dire, vu qu’on l’a presque forcé à « parler dans le micro » sur la fin. De fait, il semblait complètement assommé par les diverses revendications des positions adverses. Là non plus, pas d’identification des uns vers les autres…

In fine, le vrai drame de toute cette mise en scène, c’est ce mur d’incompréhension entre les pour et les contres. Elle dit bien la réalité universitaire et sociale. Difficile de penser collectif, lutte ou bénévolat quand on ne se reconnaît nulle part. A force d’individualisme, on prend peur du collectif. Cette incompréhension bipolaire, trouvait son point d’orgue dans le dialogue de sourds instauré entre les jeunes et les chefs d’entreprise. Ce qu’ils avaient visiblement tant de mal à entendre, c’était simplement ce besoin d’humanisme que les jeunes réclament. Humanisme et éthique dont les patrons et politiques semblent neurologiquement dépourvus, le carriérisme s’étant substitué au dernier recoins de l’empathie.

 

 

Vous pensiez que c’était terminé ? Et bien non ! Vous en reprendrez bien une portion ? Il faut prendre des forces pour la prochaine manif’ !

Car ce qui se dissimule à peine derrière le problème du C.P.E, c’est la contrainte. A terme, on veux nous contraindre à accepter les lois sordides de l’offre et de la demande, à nous considérer nous-mêmes comme des valeurs d’échange !  Ce système qui nécessite une hyper flexibilité, fait du travailleur quel qu’il soit, une véritable marchandise, une tête, des bras monnayables au rabais. Les français en grande majorité en ont « ras-le-bol » ! Ils ont déjà manifesté leur mécontentement à l’égard de la politique de ce gouvernement de droite à plusieurs reprises. Il y a eu un NON, il y en aura deux puis trois et autant que nécessaire. Car nous ne voulons pas être traités comme des marchandises que nous soyons diplômés ou pas. Nous voulons évoluer dans un système juste qui reconnaît en premier lieu (dans l’éventualité où il s’humaniserait) notre valeur en tant qu’individu et en second lieu, nos compétences et aptitudes.

Nous l’avons dit plus haut : le libéralisme qu’on tente de nous imposer par le truchement de la mondialisation nous aliène. Il nous réduit à l’état de machines à la fois jetables et consommatrice. Pour le patronat, nous sommes recyclables ! Alors que c’est nous qui faisons tourner l’économie aux dépens de notre santé mentale, physique et nerveuse, aux dépens de notre acuité intellectuelle, de notre sens critique. C’est ainsi que les Universités comptent dans leurs effectifs de plus en plus de stagiaires en D.A.E.U. Les adultes, jeunes ou matures ont conscience qu’il leur faut développer leur sens de l’analyse pour parvenir à critiquer ceux qui les ont utilisés dans la sphère publique (vote, travail).

Il s’agit bien dans la lutte contre le C.P.E, d’une lutte collective à travers laquelle il faut mettre son individualisme et ses intérêts personnels en état de dissection. C’est l’hyper compétitivité imposée par le marché du travail qui nous hyper individualisent, combiné à la nécessité de survivre, via l’argent. L’argent est la valeur suprême des chefs d’entreprise et de ceux qui rêvent de leur ressembler. L’argent est aujourd’hui, avouons-le, l’objet de toutes les convoitises, de tous le objectifs et par extension du pouvoir. Les législateurs actuels ne sont que les instruments d’une économie dévoratrice et de son bureau général le MEDEF.

Hors, lorsqu’on est en passe d’être démembré, il n’y a qu’une seule alternative : la révolte. Les adultes en reprise d’études ne peuvent que s’identifier à la lutte contre la précarité, que le C.P.E aggravera parce que nombre d’entre eux la vivent au quotidien. Précarité qui soit dit en passant, n’est jamais qu’un terme poli pour désigner le visage d’une misère particulièrement honteuse, celle du XXIème siècle, en pays sois-disant civilisé.

Alors, allons-nous tolérer d’être à ce point méprisés par les actionnaires de nos vies ? Peut-on se permettre de garder la mesure entre des cours aménagés et un mouvement social qui prend de l’envergure parce qu’il nous concerne tous ? Et dont les répercussions profiteront ou ne profiteront pas, à tous ? NON. Cela n’est pas imaginable. A un moment donné, quand il y a surdité obstinée, dirigisme de la part des décisionnaires de l’Etat, il faut agir ensemble, mettre temporairement de côté ses intérêts personnels, pour le bien de la collectivité et ce dans ce qui manque cruellement à notre époque, un peu d’humanité…

 

Témoignage : « Lorsque par nécessité, vous êtes pris très jeune dans l’engrenage du travail, il est ensuite très difficile de trouver du temps et la force de s’adonner à une activité cérébrale épanouissante. A un moment donné, quand la frustration de ne pouvoir exprimer ses capacités intellectuelles en sommeil devient insupportable, il faut se résoudre à prendre de force ce que l’engrenage du travail tend à faire disparaître de l’horizon du travailleur-producteur : l’étude régénérante. »

Moralité : « On achète ton bonheur, vole-le » in Paroles de Mai chez Albin Michel

 

Extrait du même livre et à méditer :

« Dans les chemins que nul n’avait foulés, risque tes pas !

   Dans les pensées que nul n’avait pensées, risque ta tête ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par paquita - Publié dans : Coups de gueule, coups de coeur
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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 12:58
Le texte qui suit est une proposition pour la création d’un collectif regroupant les Adultes en Reprise d’Etudes à l'Université de Paris 8. Issue du département de Lettres Modernes, cette ébauche de collectif espère s'étendre aux autres départements de Paris 8. Il est ouvert à tous les dialogues. Ceux qui souhaitent apporter leur contribution, remarques, quant à la création de ce collectif, peuvent se manifester à l’adresse suivante : are.paris8@gmail.com

Merci de votre participation !


A l’attention des étudiants, personnels administratifs et enseignants.

 
Suite à l’Assemblée Générale du lundi 13 mars 2006 à 15h, organisée par l’UFR 4 (départements de Lettres Modernes, Littérature Générale et Comparée, Etudes Féminines, Histoire et Sociologie), les Adultes en Reprise d’Etudes souhaitent se regrouper en collectif pour manifester leur soutien à la cause étudiante contre le C.P.E et contre toutes formes d’accentuation de la précarité sur le marché du travail.

Ce collectif baptisé A.R.E, tout en se sentant particulièrement concerné par la lutte engagée, se positionnera un peu à l’écart, de part la tranche d’âges qui la caractérise et de par les statuts divers qui la composent.

En effet, le statut des A.R.E n’est pas celui de l’étudiant : demandeur d’emploi, salarié, parent au foyer, retraité, ils ont en outre l’expérience de la vie active et pour certains des luttes sociales.


Cependant, tous ont choisi la reprise d’études avec un désir fort pour la discipline choisie, et une soif ardente de rattraper ce qui n’a pu être appris en temps et en heure. A ce titre, le collectif A.R.E souhaite rappeler aux étudiants la chance qu’ils ont de poursuivre des études universitaires, à l’âge ou d’autres sont livrés à eux-mêmes et au C.P.E, qui n’est jamais que l’énième sous-produit d’une économie de marché qui exploite le besoin de survivance.

Les Adultes en Reprise d’Etudes souhaitent, par la création de ce collectif, encourager les étudiants à accepter l’aménagement des horaires de cours proposés lors de l’A.G du lundi 13 mars. Nous encourageons les étudiants à montrer aux pouvoirs publics, qu’ils sont capables de poursuivre un second semestres aménagé à l’initiative des professeurs qui les soutiennent, tout en menant une lutte sociale juste, en adultes responsables et raisonnants.

Enfin, les étudiants doivent comprendre que la reprise d’études chez les adultes, est en soi une forme de résistance, et souhaitent que l’on respecte leur désir d’étudier librement. Ce qui est compatible à une participation solidaire et concernée aux A.G, auxquels les A.R.E estimeront utile d’assister ou non, de manière individuelle.
 
Merci.
Par Naud - Publié dans : A.R.E (infos collectif, DAEU etc)
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